Information à l’intention des
Personnes vivant avec le VIH

Sécurité du revenu

Plusieurs personnes vivant avec le VIH/sida ont du mal à travailler. Si votre état de santé change de mois en mois, de semaine en semaine, ou même au jour le jour, il se peut qu’il ne vous soit pas possible de travailler.

La question de la sécurité du revenu – une source de revenu fiable et prévisible – est l’un des plus grands facteurs de stress pour plusieurs personnes vivant avec le VIH/sida. Cela peut avoir un impact majeur sur votre santé et sur tous les aspects de votre vie. Plusieurs personnes doivent avoir recours à des prestations en matière de santé et de handicap comme :

  • les prestations pour maladie de l’assurance emploi (A.-E.)
  • les prestations d’invalidité de longue durée (ILD) et assurance santé complémentaire (vision, dents, médicaments d’ordonnance, physiothérapie, etc.) fournies par les régimes collectifs d’assurance d’employés
  • le Programme de prestations d’invalidité du Régime de pensions du Canada (RPC-I), et
  • les programmes provinciaux d’invalidité et d’aide sociale.

Les règles et définitions varient d’un programme à l’autre. Votre organisme local en matière de sida ou votre médecin pourrait être capable de vous donner des renseignements, de vous aider à remplir les formulaires nécessaires et de vous expliquer quelles prestations vous êtes en droit de recevoir.

Améliorer le système

Plusieurs personnes vivant avec le VIH aimeraient continuer de travailler lorsqu’elles se sentent bien. Mais le système actuel de soutien du revenu peut poser des obstacles au fait de travailler pendant les épisodes de bonne santé. Voici certains des principaux problèmes identifiés par des personnes vivant avec le VIH :

  • Absence de prestations d’invalidité partielle : Dans la pratique, la plupart des politiques définissent la personne comme « complètement invalide » ou « apte à travailler ». Si une personne retourne au travail à temps partiel pendant les périodes de bonne santé, elle perd tout le soutien au revenu pour invalidité qu’elle recevait – même si elle ne travaille qu’à temps partiel.
  • Perte de l’assurance santé complémentaire (vision, dents, médicaments d’ordonnance, physiothérapie, etc.) : Des gens craignent de perdre leur assurance santé complémentaire, s’ils retournent au travail, que ces prestations cessent, et qu’ils redeviennent éventuellement malades. S’ils prennent un travail pour un nouvel employeur, il se peut aussi qu’ils ne soient pas admissibles à l’assurance, pour cause de condition préexistante.
  • Limite au revenu : Bien que le RPC-I permette aux prestataires d’avoir un certain revenu lorsqu’ils sont en congé d’invalidité, la crainte de perdre les prestations du RPC-I incite plusieurs personnes à ne pas travailler, pendant des périodes de bonne santé, si le fait de travailler entraînerait que leur revenu dépasse la limite permise par le régime.
  • Manque de coordination entre les programmes : Plusieurs personnes ont besoin à la fois de soutien au revenu et de prestations complémentaires en matière de santé – en particulier les personnes qui ont une invalidité. Mais la plupart des programmes ne fournissent que l’un ou l’autre; donc il faut avoir recours à une combinaison de programmes. Le manque de coordination entre les programmes complique cette tâche.
  • Réexamens de dossier : La nécessité de continuellement faire ou refaire la preuve que l’on est malade ou en situation d’invalidité constitue un fardeau pour la personne qui a le VIH et pour son médecin qui doit remplir les formulaires.

Le GTCVRS travaille pour résoudre ces problèmes, au moyen d’éducation, de recherche et d’initiatives visant les politiques publiques, dans le cadre de son projet pluriannuel de recherche touchant les obstacles à l’emploi et les problèmes de soutien du revenu pour les personnes ayant une invalidité épisodique.

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